Pourquoi les traitements au laser à haute puissance ne donnent-ils pas de résultats dans l'arthrose du genou ?
Contrôle thermique ciblé, dosage adapté à la profondeur, flexibilité de traitement multi-longueurs d'onde
En général, un patient souffrant d’arthrose du genou ne se présente pas dans un centre de rééducation en demandant un “ traitement à 30 W ”. Il demande plutôt pourquoi son genou lui fait encore mal après avoir marché, pourquoi monter les escaliers lui est devenu difficile, pourquoi se lever d’une chaise lui demande un effort, ou pourquoi la douleur réapparaît chaque fois qu’il augmente son niveau d’activité.
Pour le clinicien, la question est plus complexe.
Le genou douloureux n’est pas constitué d’une seule couche de tissu. La zone à traiter peut inclure la peau, le tissu sous-cutané, le fascia, le muscle, la capsule articulaire, le tissu synovial et les structures situées autour de la ligne articulaire. Les altérations dégénératives peuvent modifier l’environnement mécanique, tandis que l’inflammation locale, la raideur et la diminution de la fonction musculaire peuvent amplifier les symptômes du patient.
Cela pose un problème pratique pour la thérapie au laser à haute intensité.
Le praticien a besoin d’une énergie optique suffisante pour obtenir une réponse significative au niveau de la zone à traiter, mais le simple fait d’augmenter la puissance de sortie ne garantit pas que les tissus plus profonds reçoivent la dose prévue. L’énergie est absorbée et diffusée lorsqu’elle traverse les tissus, et le profil thermique qui en résulte varie en fonction de la longueur d’onde, de la puissance, de la durée du traitement et des mouvements.
C'est pourquoi la question Qu'est-ce que la thérapie au laser ? est plus utile lorsqu'elle est mise en relation avec un problème clinique précis.
Dans le cas de l'arthrose du genou, la thérapie au laser à haute intensité n'a pas pour but de reconstruire du jour au lendemain une articulation gravement endommagée. Son rôle potentiel est plus concret. Elle peut être intégrée à un programme de rééducation afin d'aider à gérer la douleur et la raideur, et éventuellement de rendre les exercices actifs plus faciles à supporter.
Une récente étude clinique randomisée menée auprès de patients atteints d’arthrose du genou de grade II à III selon l’échelle de Kellgren-Lawrence a associé un protocole de traitement au laser à haute intensité de 1 064 nm à des exercices thérapeutiques. L’étude a fait état d’une amélioration significative de la douleur après le traitement et lors du suivi à un mois, le groupe traité au laser ayant montré une amélioration plus marquée que le groupe témoin pratiquant des exercices.
La leçon importante à retenir n'est pas simplement que le laser a fonctionné.
C'est ainsi que le traitement a été administré.
Le genou est une cible difficile pour les traitements à haute intensité
Le genou semble accessible en surface.
Sur le plan clinique, ce n'est pas une cible aisée.
Lorsqu'un thérapeute traite la ligne articulaire médiale, l'énergie laser traverse plusieurs couches tissulaires avant d'atteindre les structures périarticulaires plus profondes. La face latérale présente une géométrie tissulaire différente. La face antérieure du genou constitue quant à elle une surface de traitement à part entière.
Le clinicien doit également tenir compte du fait que l'arthrose du genou ne se manifeste pas de la même manière chez tous les patients.
Un patient peut présenter une dégénérescence cartilagineuse relativement légère, mais souffrir de douleurs importantes et d'une irritation synoviale marquée.
Un autre patient peut présenter une atteinte de stade III à la radiographie, accompagnée d'une raideur marquée et d'une faiblesse des quadriceps.
Un autre patient peut présenter une dégénérescence structurelle avancée, pour laquelle un traitement conservateur peut atténuer les symptômes mais ne peut pas inverser la destruction articulaire sous-jacente.
C'est pourquoi un appareil de thérapie au laser doit être considérée comme une plateforme thérapeutique plutôt que comme un appareil se contentant de produire un rendement optique élevé.
Le praticien doit contrôler la manière dont l'énergie est répartie sur la zone à traiter.
Quel est l'effet de la thérapie au laser sur l'arthrose ?
La thérapie au laser à haute intensité peut produire une combinaison d'effets photobiologiques et thermiques.
La composante photobiologique est liée à des interactions dépendantes de la longueur d'onde avec les chromophores tissulaires et à la signalisation cellulaire en aval.
La composante thermique prend davantage d'importance à mesure que l'irradiance et l'énergie totale augmentent.
Ces deux effets ne sont pas totalement indépendants.
Une augmentation de l'énergie optique peut entraîner une hausse de la température locale, et les variations de température peuvent influencer la circulation, l'extensibilité des tissus, le comportement des nerfs sensoriels et d'autres réponses physiologiques.
C'est pourquoi la thérapie au laser à haute intensité diffère fondamentalement du simple fait de diriger une lumière faible sur le genou.
L'objectif est de délivrer une quantité d'énergie optique cliniquement significative tout en maîtrisant la réponse tissulaire qui en résulte.
Une revue systématique et une méta-analyse portant sur la thérapie au laser à haute intensité (HILT) dans le traitement de l’arthrose symptomatique du genou ont mis en évidence des données étayant une réduction de la douleur ; dans les études analysées, l’association de la HILT et de l’exercice physique s’est avérée nettement plus efficace que l’association d’un traitement au laser placebo et de l’exercice physique. Les auteurs ont toutefois relevé des différences dans les protocoles et la qualité des études, ce qui signifie que ces données viennent étayer une option thérapeutique plutôt qu’une prescription thérapeutique universelle.
Cette distinction revêt une importance particulière dans le domaine de la commercialisation des équipements médicaux.
Un fabricant digne de confiance ne devrait pas promettre que tous les patients atteints d'arthrose du genou réagiront de la même manière.
Le message le plus défendable est que le laser à haute intensité peut être intégré à certains protocoles de rééducation lorsque un apport d'énergie contrôlé est cliniquement indiqué.

Pourquoi la profondeur des tissus influe sur le traitement
L'énergie optique ne traverse pas les tissus sous la forme d'un faisceau parfaitement focalisé d'une profondeur fixe.
Dès que la lumière pénètre dans un tissu biologique, les phénomènes d'absorption et de diffusion commencent immédiatement.
Certains photons sont absorbés près de la surface.
Certains continuent à s'enfoncer davantage.
Certaines changent de direction à cause de la diffusion.
La distribution d'énergie qui en résulte diminue progressivement avec la profondeur.
Cette diminution n'est pas identique pour toutes les longueurs d'onde ni pour tous les tissus.
Les tissus riches en eau se comportent différemment de la graisse.
Les tissus fortement irrigués se comportent différemment des tissus relativement peu vascularisés.
Le muscle se comporte différemment du tendon.
C'est pourquoi la capacité de pénétration indiquée par un fabricant ne doit pas être interprétée comme signifiant que la dose optique est identique à chaque centimètre de profondeur sous la peau.
A appareil de thérapie laser de classe 4 peuvent compenser l'atténuation optique en délivrant une énergie nettement supérieure à celle des systèmes à faible puissance, mais le praticien doit tout de même choisir la zone de traitement, la puissance, la durée d'exposition et le schéma de déplacement appropriés.
Une puissance plus élevée offre au clinicien davantage d'énergie pour travailler.
Cela ne dispense pas de la dosimétrie.
Pourquoi la longueur d'onde de 1 064 nm est-elle couramment utilisée dans les traitements musculo-squelettiques à haute intensité ?
De nombreux protocoles publiés concernant l'utilisation du laser à haute intensité pour le traitement des affections musculo-squelettiques font appel à une longueur d'onde de 1 064 nm.
Cette longueur d'onde est utilisée depuis longtemps dans la recherche clinique à haute intensité et peut être exploitée à forte puissance tout en générant une composante thermique importante.
L'étude sur l'arthrose du genou publiée dans Anesthésiologie et médecine de la douleur ont utilisé un laser à haute intensité de 1 064 nm, d’une puissance maximale de 12 W. Les chercheurs ont mis en œuvre un programme standardisé de soulagement de la douleur à une puissance de 10 W et une intensité de 120 J/cm² pendant 120 secondes par séance, sur une série de dix séances.
C'est important car cela montre que le protocole clinique n'a pas été conçu dans une optique de rendement maximal.
L'appareil avait une puissance de 12 W.
Le programme de traitement utilisé faisait appel à une puissance de 10 W.
Cette différence est minime sur une fiche technique, mais significative du point de vue de la conception du traitement.
La puissance maximale est une caractéristique matérielle.
Le contexte clinique relève d'une décision prise dans le cadre du protocole.
Pourquoi la longueur d'onde de 980 nm produit-elle un profil thermique différent ?
La longueur d'onde de 980 nm interagit davantage avec l'eau que les longueurs d'onde plus courtes du proche infrarouge, tandis que les tissus contenant du sang contribuent également à l'absorption.
À mesure que la puissance augmente, la réponse thermique prend de plus en plus d'importance.
Cela peut s'avérer utile lorsque le praticien souhaite obtenir un effet de réchauffement contrôlé au niveau des tissus mous profonds.
Mais cela signifie également que la longueur d'onde de 980 nm ne doit pas être considérée comme un simple réglage parmi d'autres.
La réponse tissulaire dépend de la rapidité avec laquelle l'énergie est déposée et de l'efficacité avec laquelle la chaleur est redistribuée.
Une application stationnaire à haut rendement sur une petite surface peut générer un profil thermique très différent de celui d'une application mobile sur une grande surface.
La transmission des impulsions modifie à nouveau le profil.
C'est pourquoi un système à longueurs d'onde multiples appareil de thérapie au laser peut s'avérer utile dans la pratique clinique.
Cela offre au praticien davantage de possibilités pour adapter les caractéristiques optiques à l'objectif thérapeutique.
Pourquoi la longueur d'onde de 1 470 nm relève d'un autre débat clinique
À 1 470 nm, l'absorption par l'eau devient particulièrement forte.
Cela engendre une interaction photothermique très localisée et rend cette longueur d’onde particulièrement adaptée aux interventions tissulaires nécessitant une ablation, une coagulation ou une évaporation thermique contrôlée.
La plateforme SurgMedix-MAX de FotonMedix offre une longueur d'onde de 1 470 nm avec une puissance maximale déclarée de 20 W et une longueur d'onde de 980 nm pouvant atteindre 40 W. Ce système est destiné à des applications chirurgicales, notamment en ORL, en urologie, en gynécologie, en arthroscopie et dans d'autres spécialités.
Cela diffère de la thérapie musculo-squelettique non invasive.
Une clinique ne doit pas partir du principe que, simplement parce qu’une longueur d’onde s’avère efficace pour l’interaction chirurgicale avec les tissus, elle constitue automatiquement le meilleur choix pour un traitement non invasif du genou.
Les principes physiques sous-jacents sont liés.
Les objectifs cliniques ne le sont pas.
En matière de rééducation, la priorité est de contrôler le dépôt d’énergie sans provoquer de lésions tissulaires inutiles.
En chirurgie, l'effet recherché peut être la coagulation, l'évaporation ou l'ablation de tissus.
L'équipement et le protocole de traitement doivent donc être adaptés à l'application prévue.
Le cas le plus instructif d'arthrose du genou
L'essai clinique randomisé de 2024 constitue un exemple particulièrement concret, car il comportait une classification explicite des maladies.
L'étude a recruté des patients atteints d'arthrose du genou classés dans la catégorie Kellgren-Lawrence de grade II à III.
Cela présente un intérêt clinique, car le système de Kellgren-Lawrence offre un cadre radiographique normalisé permettant de décrire le degré de gravité de l'arthrose.
Le stade II correspond généralement à la formation avérée d'ostéophytes, pouvant s'accompagner d'un rétrécissement de l'espace articulaire.
Le grade III correspond à la présence d’ostéophytes multiples, d’un rétrécissement net de l’espace articulaire et d’une certaine sclérose, pouvant s’accompagner d’une déformation.
Il ne s'agit pas ici de patients dont le genou est tout à fait normal et qui souffrent d'une gêne légère et passagère.
Ils témoignent d'une arthrose confirmée par radiographie.
L'essai a porté sur 40 participants, répartis à parts égales entre un groupe bénéficiant d'un traitement au laser à haute intensité associé à des exercices thérapeutiques et un groupe suivant un programme de renforcement des quadriceps par biofeedback associé à des exercices thérapeutiques. L'âge moyen était de 59,34 ± 6,92 ans.
Le groupe HILT a bénéficié de dix séances de traitement à raison d'une séance tous les deux jours.
Le laser fonctionnait à 1 064 nm, avec une puissance de sortie maximale de 12 W.
Le programme de soulagement de la douleur utilisé prévoyait une puissance de 10 W, une densité d'énergie de 120 J/cm² et une durée de 120 secondes par séance.
Le protocole a été normalisé en ce qui concerne le positionnement et la durée du traitement.
C'est exactement le genre d'informations qui rendent un cas clinique utile pour un site web consacré aux lasers médicaux.
Cela indique à l'acheteur ce qui a réellement été fait.
Dossier clinique de traitement publié
Le dossier clinique suivant s'appuie sur l'étude clinique randomisée publiée. Le numéro de dossier du service est un identifiant interne fictif utilisé à des fins d'organisation du contenu ; il ne s'agit pas du numéro de dossier médical d'origine du patient.
| Identifiant du cas simulé | Département | Profil du patient | Grade pathologique | Longueur d'onde | Puissance | Fréquence | Mode | Énergie par séance | Cours | Résultats |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| ORTHO-KOA-2024-021 | Médecine physique et réadaptation | Âge moyen : 59,34 ± 6,92 ans ; 20 patients dans le groupe HILT | Kellgren-Lawrence de grade II–III | 1064 nm | Réglage de puissance de 10 W ; puissance maximale de l'appareil : 12 W | Non déclaré dans le cadre du programme de prise en charge de la douleur | Programme standardisé de soulagement de la douleur HILT | 1 200 J, sur la base de 10 W × 120 s | 10 séances, un jour sur deux | Amélioration significative de l'échelle EVA immédiatement après le traitement et à 1 mois |
| ORTHO-KOA-2024-021 | Médecine physique et réadaptation | Même cohorte HILT déjà publiée | Kellgren-Lawrence de grade II–III | 1064 nm | 10 W | Non communiqué | Protocole de traitement continu | 1,200 J | 10 séances | Le groupe HILT a montré une réduction de la douleur plus importante que le groupe témoin ayant suivi des exercices de biofeedback |
| ORTHO-KOA-2024-021 | Médecine physique et réadaptation | Même cohorte HILT déjà publiée | Kellgren-Lawrence de grade II–III | 1064 nm | 10 W | Non communiqué | Protocole normalisé | 12 000 J répartis sur dix séances, selon les calculs effectués à partir des paramètres de séance publiés | 2 semaines | Amélioration maintenue lors du suivi à un mois |
Le total de 1 200 J par séance est calculé à partir des paramètres de traitement publiés (10 W) et d'une durée d'exposition de 120 secondes.
La publication indique que le traitement a été administré à raison de 120 J/cm² pendant 120 secondes, mais l'article clinique ne précise pas la fréquence d'impulsion pour ce programme de traitement. Il serait donc erroné d'introduire une valeur telle que 25 Hz dans ce cas précis.
Un protocole distinct publié sur l'arthrose du genou par HILT utilisait effectivement une fréquence de 25 Hz lors de ses trois premières séances analgésiques, délivrant 300 J sur une surface de 25 cm², suivies de séances de biostimulation à 3 000 J. Il s'agit d'une étude différente qui ne doit pas être confondue avec le protocole de 2024.
Cette distinction est importante lors de l'élaboration de contenus cliniques.
Les données cliniques réelles comportent souvent des paramètres manquants.
Combler ces lacunes avec des chiffres qui semblent plausibles permet d'obtenir un tableau plus soigné, mais rend l'article moins fiable.
Quels changements ont eu lieu au cours du traitement du genou ?
L'étude de 2024 a évalué la douleur à l'aide de l'échelle visuelle analogique et l'invalidité fonctionnelle à l'aide de l'indice d'arthrose des universités de Western Ontario et de McMaster.
Le groupe HILT a présenté une réduction significative de la douleur immédiatement après le traitement et un mois plus tard. Les auteurs ont indiqué que la différence entre le groupe HILT et le groupe témoin était statistiquement significative, l'amélioration étant plus marquée dans le groupe HILT.
Ce résultat revêt une importance clinique, car la diminution de la douleur peut influencer la façon dont un patient se déplace.
Un patient qui a peur de mettre du poids sur son genou peut avoir du mal à effectuer correctement les exercices de renforcement.
Un patient qui ne supporte pas les flexions répétées du genou risque de ne pas mener à bien son programme de rééducation.
Si le traitement permet de réduire suffisamment la douleur pour améliorer la participation, le laser s'inscrit alors dans une stratégie fonctionnelle plus large.
C'est une explication plus réaliste de l'effet de la thérapie à haute intensité.
Pourquoi a-t-on utilisé 10 W au lieu de 12 W ?
C'est l'une des leçons les plus utiles pour un acheteur B2B.
Cet appareil pourrait produire jusqu'à 12 W.
Le protocole clinique prévoyait une puissance de 10 W.
Cette différence montre pourquoi il ne faut pas confondre le rendement maximal et le rendement thérapeutique.
Une plateforme de classe 4 peut présenter une capacité maximale élevée, car le fabricant souhaite laisser aux cliniciens une marge de manœuvre pour adapter le protocole.
Mais le clinicien n'a pas besoin d'utiliser la dose maximale à chaque fois.
Un appareil performant doit permettre à l'opérateur de choisir une puissance de sortie réduite lorsque la situation clinique l'exige.
Cela revêt une importance particulière au niveau des tissus superficiels.
Plus la cible est proche de la peau, moins il est justifié d'utiliser une puissance inutilement élevée.
Plus la cible est profonde, plus le clinicien devra peut-être tenir compte avec soin de l'atténuation et de la puissance délivrée.
Pourquoi il est important de rester en mouvement
Un traitement à haute intensité consiste rarement à maintenir immobile un applicateur à forte puissance sur un point précis.
Le mouvement distribue l'énergie.
Cela modifie également le temps de séjour local.
Si la pièce à main se déplace lentement, les tissus situés sous l'applicateur reçoivent de l'énergie pendant plus longtemps.
Si elle se déplace rapidement, la dose locale est réduite.
Cela signifie que deux thérapeutes peuvent utiliser la même longueur d'onde et la même puissance tout en produisant des expositions tissulaires différentes.
Un protocole reproductible nécessite donc davantage qu'un simple chiffre affiché sur la console.
La zone traitée, le schéma de mouvement et la durée du traitement sont des facteurs importants.
Cela est particulièrement important pour les grosses articulations, comme le genou.
Comment le mode pulsé modifie l'accumulation thermique
Le mode pulsé offre un autre moyen de gérer la chaleur.
Pendant la période d'émission, l'énergie pénètre dans les tissus.
Pendant la pause, aucune nouvelle énergie optique n'est absorbée.
Le tissu ne se refroidit pas instantanément, mais la chaleur peut se redistribuer par conduction et par perfusion.
Cela permet de réduire l'accumulation thermique continue par rapport à une émission ininterrompue à la même puissance de crête.
FotonMedix décrit le fonctionnement par impulsions de ses plateformes de thérapie à haute énergie comme une émission lumineuse intermittente destinée à éviter la surchauffe, tandis que son mode « super-impulsion » est présenté comme offrant une puissance de crête élevée avec une sensation thermique réglable.
Cela s'avère particulièrement pertinent lorsque le clinicien souhaite obtenir une puissance instantanée élevée sans maintenir la même charge thermique moyenne.
Le terme clé est « cycle de service ».
Un faible cycle de service permet de délivrer une énergie de crête élevée tout en réduisant la durée pendant laquelle le tissu est soumis à un rayonnement actif.
Cela ne signifie pas pour autant qu’un traitement soit sans danger.
L'opérateur doit néanmoins tenir compte de la puissance réelle, de la durée d'impulsion, de la fréquence, de la zone traitée et de la réponse du patient.
Pourquoi le nombre total de joules peut être trompeur
Considérons deux traitements du genou.
Le premier délivre 1 200 J en 120 secondes.
Le second délivre également 1 200 J, mais étale le traitement sur dix minutes.
L'énergie totale est identique.
Ce n'est pas le cas de l'expérience tissulaire.
Le premier traitement délivre de l'énergie à un débit moyen nettement plus élevé.
La deuxième option laisse plus de temps à la redistribution de la chaleur.
Changez maintenant la zone de traitement.
Si ces mêmes 1 200 J sont répartis sur une surface de 25 cm² au lieu de 10 cm², la densité d'énergie change radicalement.
C'est pourquoi les dossiers de traitement professionnels doivent toujours indiquer à la fois l'énergie totale et la zone traitée.
Le terme “ traitement à 3 000 J ” n'a de sens que si l'on sait où ces 3 000 J ont été appliqués.
Ce que le protocole « Knee » à 1 064 nm révèle à l'acheteur
Les protocoles publiés concernant l'arthrose du genou offrent un éventail intéressant.
Une étude a utilisé un traitement à 1 064 nm, à une puissance de 10 W, une énergie de 120 J/cm² et une durée de 120 secondes, répartis sur dix séances.
Un autre protocole clinique prévoyait un traitement à 1 064 nm avec une puissance maximale de 12 W, à raison de 300 J répartis sur trois séances analgésiques à 25 Hz et de 3 000 J répartis sur quatre séances de biostimulation consécutives.
Une revue systématique des études sur la photobiomodulation à 1 064 nm a également mis en évidence des protocoles utilisant un traitement pulsé à 1 064 nm avec des puissances de crête de l'ordre du kilowatt, mais des durées d'impulsion beaucoup plus courtes, ainsi qu'une puissance moyenne plus faible. Un protocole rapporté pour l’arthrose du genou utilisait une puissance de crête de 3 kW, une puissance moyenne de 10,5 W, des durées d’impulsion inférieures à 120 microsecondes, une fréquence de 10 à 30 Hz et 3 000 J par séance de traitement.
Ces chiffres peuvent sembler très différents.
Elles ne sont pas forcément contradictoires.
La puissance de crête, la puissance moyenne, la durée d'impulsion et l'énergie totale décrivent différents aspects du traitement.
C'est précisément pour cette raison qu'un salon ne devrait pas comparer les appareils uniquement en fonction de leur puissance maximale.
La puissance de crête et la puissance moyenne ne sont pas identiques
Un système à super-impulsions peut produire une puissance de crête très élevée pendant un intervalle très court.
La puissance moyenne sur l'ensemble du traitement peut être nettement inférieure.
Cela permet d'établir une distinction utile sur le plan technique.
La puissance de crête désigne l'intensité de l'émission pendant l'impulsion.
La puissance moyenne correspond à l'énergie fournie au fil du temps.
Si un appareil indique une puissance de crête de 30 W, cela ne signifie pas pour autant que le patient reçoive en continu 30 W pendant toute la durée du traitement.
Cela peut s'avérer utile dans le cadre d'un traitement à haute intensité, car le praticien peut utiliser une impulsion optique puissante tout en permettant une relaxation thermique entre les impulsions.
Le LaserMedix-MAX de FotonMedix offre une puissance maximale déclarée de 30 W et prend en charge plusieurs longueurs d'onde, notamment 650 nm, 810 nm, 915 nm, 940 nm et 980 nm. Le fabricant mentionne également une technologie permettant de maintenir une profondeur de pénétration maximale ainsi qu'un indicateur de température thérapeutique.
La valeur de cet équipement ne se résume donc pas simplement à ces 30 W.
Ce qui fait toute la valeur, c’est la capacité à contrôler la manière dont cette énergie est fournie.
Pourquoi l'utilisation de plusieurs longueurs d'onde est-elle importante dans une clinique spécialisée dans les genoux ?
Une clinique spécialisée dans la rééducation du genou ne traite pas un seul type de tissu.
Un même patient peut présenter :
- douleur musculaire périarticulaire
- gêne au niveau des articulations
- irritation tendineuse
- raideur des tissus mous
- sensibilité tissulaire postopératoire
- douleur chronique dégénérative
Ces conditions ne correspondent pas nécessairement à une exposition optique identique.
La plateforme LaserMedix-MAX de FotonMedix, dotée de cinq longueurs d’onde (650 nm, 810 nm, 915 nm, 940 nm et 980 nm), permet au praticien d’exploiter les caractéristiques propres à chacune de ces longueurs d’onde au sein d’un même système.
Cela ne signifie pas pour autant que les cinq longueurs d'onde doivent être utilisées simultanément.
Cela signifie que cet équipement offre une grande souplesse.
Pour un acheteur B2B, cette flexibilité peut s'avérer plus importante que le fait de disposer d'une seule longueur d'onde offrant une puissance maximale exceptionnellement élevée.
Pourquoi la longueur d'onde de 980 nm peut être utile pour la gestion thermique
La longueur d'onde de 980 nm présente une composante d'absorption par l'eau plus importante que les longueurs d'onde plus courtes du proche infrarouge.
Cela signifie qu'il peut provoquer un échauffement notable des tissus lorsque l'irradiance est suffisamment élevée.
En cas de douleur au genou, une chaleur contrôlée peut contribuer à créer des conditions plus favorables aux mouvements et à la rééducation manuelle.
Mais le clinicien ne doit pas confondre la chaleur avec le succès thérapeutique.
Un patient peut ressentir une forte sensation de chaleur sans pour autant recevoir une dose biologique appropriée.
De même, un traitement efficace ne doit pas nécessairement procurer une sensation de chaleur.
La sensation thermique appropriée dépend de l'objectif du traitement.
C'est pourquoi l'affichage de la température peut s'avérer utile sur une plateforme à forte intensité.
Le thérapeute peut surveiller la réaction du patient au lieu de se fier uniquement au réglage de puissance de la console.
Ce que la longueur d'onde de 1 470 nm apporte à la plateforme FotonMedix dans son ensemble
Bien que la longueur d'onde de 1 470 nm ne soit pas couramment utilisée dans le traitement non invasif de l'arthrose du genou, elle illustre la manière dont ce même fabricant aborde la délivrance d'énergie spécifique à une longueur d'onde dans un autre domaine clinique.
À 1 470 nm, l'absorption par l'eau est nettement plus forte, ce qui rend cette longueur d'onde utile pour une interaction contrôlée avec les tissus.
La plateforme chirurgicale de FotonMedix combine les longueurs d'onde de 1 470 nm et 980 nm pour les interventions nécessitant une coagulation, une évaporation, une section ou une incision.
Pour un distributeur international de matériel médical, cela se traduit par un portefeuille de produits plus large.
Le responsable des achats en rééducation peut évaluer les traitements à haute intensité.
Le responsable des achats en chirurgie peut évaluer les interventions tissulaires spécifiques à chaque longueur d'onde.
La technologie sous-jacente est similaire, mais les cas d'utilisation cliniques restent distincts.
Cette distinction facilite le positionnement de la gamme de produits sur différents marchés.
Le patient atteint d'arthrose du genou de stade II
Réfléchissez à la manière dont les données publiées se traduisent dans un déroulement réaliste de la pratique clinique.
Un patient de 59 ans se plaint de douleurs persistantes au genou lorsqu'il monte les escaliers et lors de longues marches.
L'examen radiographique permet de classer le genou atteint au stade II de l'arthrose selon l'échelle de Kellgren-Lawrence.
Le patient présente des douleurs lors de flexions répétées, une diminution de son activité physique et une faiblesse précoce du quadriceps.
Ce n'est pas le médecin qui traite la radiographie.
Le praticien traite les symptômes et les limitations fonctionnelles du patient.
Le premier objectif consiste à déterminer si la douleur se prête à une prise en charge conservatrice.
En l'absence d'indication d'une intervention chirurgicale urgente, un programme de rééducation peut associer exercices physiques, gestion de la charge et prise en charge des symptômes.
Un laser à haute intensité peut être utilisé en complément.
L'étude publiée en 2024 a utilisé la technique HILT à 1 064 nm avec un réglage de traitement de 10 W, 120 J/cm² et une durée de 120 secondes par séance, pour un total de dix séances.
Le patient fait ensuite l'objet d'une nouvelle évaluation.
Ce qui importe, ce n’est pas de savoir si le genou “ semblait chaud ”.”
Ce qui importe, c'est de savoir si la douleur diminue et si la fonction s'améliore.
Le patient peut-il marcher plus loin ?
Le patient peut-il monter les escaliers avec moins d'hésitation ?
Le renforcement des quadriceps peut-il progresser ?
Le patient est-il capable de supporter des mouvements répétés du genou ?
Ce sont ces résultats-là qui comptent.
Cadre de suivi des cas cliniques
Une clinique qui recense ce type de cas pourrait organiser le dossier médical de la manière suivante.
| Étape de la procédure | Évaluation clinique | Paramètres du laser | Objectif du traitement | Surveillance fonctionnelle |
|---|---|---|---|---|
| Base de référence | Arthrose de grade II-III, douleur persistante et limitation des activités | Pas encore de traitement | Définir une base de référence | VAS et WOMAC |
| Séances 1 à 3 | Phase sensible à la douleur | 1 064 nm, 10 W, programme analgésique standardisé | Réduire la douleur et améliorer la tolérance | Douleur lors de la marche et de la flexion du genou |
| Séances 4 à 7 | Phase de rééducation active | 1 064 nm, même protocole normalisé | Contribuer au maintien de la maîtrise des symptômes | Tolérance à l'effort, capacité à monter les escaliers |
| Séances 8 à 10 | Phase de consolidation | 1 064 nm, même protocole normalisé | Maintenir l'amélioration des symptômes | WOMAC et activité fonctionnelle |
| Suivi à un mois | Réévaluation après le traitement | Pas de traitement au laser pendant le suivi | Déterminer la persistance du bénéfice | VAS et WOMAC |
L'étude publiée portait sur dix séances et un suivi d'un mois.
Le tableau ci-dessus constitue un cadre de documentation clinique, et non une nouvelle prescription thérapeutique.
Pourquoi le laser ne devrait pas être commercialisé comme un moyen de régénération du cartilage
C'est là que le marketing médical peut facilement devenir irréaliste.
Un patient atteint d'arthrose de stade III présente des modifications structurelles au niveau de l'articulation.
Un traitement au laser à haute intensité peut contribuer à soulager la douleur et à améliorer la fonction.
Cela ne signifie pas pour autant que le traitement ait permis de faire régresser la maladie visible à la radiographie.
Cette distinction est importante.
La douleur ne permet pas de mesurer directement l'épaisseur du cartilage.
Un patient peut constater une amélioration significative de ses symptômes sans que l'on observe de régression radiographique.
À l'inverse, la gravité radiographique ne permet pas de prédire parfaitement l'intensité de la douleur.
L'objectif clinique devrait donc être le contrôle des symptômes et l'amélioration fonctionnelle, sauf s'il existe des preuves spécifiques étayant une hypothèse d'origine structurelle.
C'est pourquoi les scores VAS et WOMAC constituent des critères d'évaluation précieux dans la recherche clinique.
Ils mesurent ce que le patient ressent réellement.
Pourquoi l'activité physique doit-elle continuer à faire partie du protocole ?
L'étude de 2024 sur l'arthrose du genou a comparé la thérapie HILT associée à des exercices thérapeutiques à un programme d'exercices thérapeutiques comprenant un renforcement des quadriceps par biofeedback. Les deux groupes ont suivi le même programme général d'exercices thérapeutiques.
C'est important.
Le laser n'était pas testé en tant que solution de remplacement isolée de la rééducation.
Cette évaluation s'inscrivait dans le cadre d'un programme thérapeutique comprenant des exercices physiques.
Cela correspond davantage à la réalité de la pratique clinique.
Une personne souffrant d'arthrose a besoin de force.
Le quadriceps et les muscles environnants contribuent au bon fonctionnement et à la stabilité de l'articulation.
Soulager la douleur sans rétablir la mobilité ne résout pas entièrement le problème.
Un outil utile appareil de thérapie au laser C'est donc dans le cadre d'un parcours de soins plus large qu'elle donne les meilleurs résultats.
Ce que révèlent les données concernant les perspectives à long terme
La thérapie au laser à haute intensité présente des résultats cliniques prometteurs dans plusieurs pathologies musculo-squelettiques, mais ces résultats ne sont pas systématiquement positifs.
La revue systématique et la méta-analyse de 2023 portant sur l'arthrose du genou ont mis en évidence un effet analgésique significatif lorsque la HILT était associée à des exercices physiques, par rapport à un traitement par placebo associé à des exercices physiques.
Cependant, les essais cliniques individuels ont donné des résultats variables en fonction des paramètres thérapeutiques et de la conception de l'étude.
L'essai clinique de 2020 sur la fasciite plantaire, par exemple, a montré que la thérapie HILT et la thérapie au laser à faible intensité amélioraient toutes deux les résultats, mais n'a pas mis en évidence de différence statistiquement significative entre les deux groupes.
Une étude randomisée de 2026 portant sur la fasciite plantaire, avec groupe témoin sous traitement simulé, a également mis en évidence des améliorations significatives au sein de chaque groupe, mais aucune différence significative entre le traitement HILT actif et le traitement simulé lorsque les deux groupes effectuaient des étirements standardisés.
Ces résultats sont utiles car ils permettent d'éviter de tirer une conclusion simpliste en matière de marketing.
Il n'est pas garanti que le laser à haute intensité soit plus efficace que toutes les autres thérapies dans toutes les pathologies.
Il convient de choisir cette technologie lorsque l’objectif clinique, les données probantes et le déroulement du traitement le justifient.
Pourquoi l'efficacité des traitements reste-t-elle importante ?
Il existe un autre aspect que les essais cliniques ne mettent pas toujours suffisamment en avant.
Fréquentation de la clinique.
Un kinésithérapeute a un agenda de rendez-vous restreint.
Si un traitement nécessite 30 minutes d'application directe du laser pour chaque patient, cela a des répercussions sur la rentabilité de la clinique.
Les systèmes à haute intensité permettent de délivrer une quantité d'énergie considérable en un temps de traitement relativement court.
L'étude de 2024 sur l'arthrose du genou a utilisé une exposition au laser de 120 secondes par séance, à la puissance indiquée de 10 W.
D'autres protocoles publiés prévoient des phases de biostimulation plus longues.
En pratique, cela signifie que la durée du traitement dépend du protocole choisi.
Une plateforme de classe 4 bien conçue peut permettre à la clinique d'utiliser des niveaux d'énergie plus élevés sans que chaque séance ne devienne excessivement longue.
Cela peut améliorer le déroulement des soins lorsque le protocole est cliniquement approprié.
Les questions qu'un acheteur devrait poser avant d'acheter un système de classe 4
Un acheteur professionnel ne doit pas se limiter à la puissance maximale.
Le système propose-t-il plusieurs longueurs d'onde ?
Une plateforme multi-longueurs d'onde peut offrir aux cliniciens davantage d'options pour différentes cibles thérapeutiques.
L'opérateur peut-il choisir entre le mode impulsionnel et le mode continu ?
Des objectifs thérapeutiques différents peuvent nécessiter des profils d'énergie temporels différents.
Peut-on faire la distinction entre la puissance de crête et la puissance moyenne ?
Cela revêt une importance particulière pour les systèmes à super-impulsions.
La température de traitement est-elle surveillée ?
La régulation de la température peut aider à gérer l'exposition thermique.
Est-il possible de quantifier l'énergie totale ?
Un protocole reproductible ne se résume pas à un simple réglage de puissance.
Est-il possible de contrôler la zone de traitement et la densité d'énergie ?
Les joules sans indication de surface ne permettent pas de décrire pleinement l'exposition des tissus.
Ce système est-il adapté aux champs de traitement de grande taille ?
Cela a une incidence sur l'efficacité concrète de la rééducation musculo-squelettique.
Le fabricant fournit-il des protocoles cliniques ?
Il est plus facile de mettre en œuvre un appareil lorsque les cliniciens comprennent la relation entre la puissance, la longueur d'onde, l'énergie et la durée du traitement.
La place de LaserMedix-MAX sur le marché de la rééducation
FotonMedix présente le LaserMedix-MAX comme une plateforme de kinésithérapie non invasive à haute énergie, dotée de cinq longueurs d’onde et d’une puissance maximale annoncée de 30 W. Ce système est commercialisé pour le soulagement de la douleur, la prise en charge de l’inflammation, la circulation sanguine, la réparation et la régénération des tissus, et intègre une technologie d’indication de la température.
La plateforme utilise également un concept de double laser « chaud » et « froid » et intègre une technologie permettant de maintenir la profondeur de pénétration maximale, conformément aux spécifications du fabricant.
Pour une clinique orthopédique ou de rééducation, ce type de système est pertinent car les besoins en matière de traitement varient.
Un kinésithérapeute peut avoir besoin d'un protocole pour un grand groupe musculaire et d'un autre pour un problème articulaire localisé.
Une affection chronique peut nécessiter une stratégie thérapeutique différente de celle mise en œuvre pour une blessure aiguë.
Un patient qui ne supporte pas une chaleur prolongée pourrait tirer profit d'un autre mode d'émission.
Ce qui compte, c'est la flexibilité.
Pourquoi les plateformes vétérinaires reposent-elles toujours sur le même principe technique ?
FotonMedix fabrique également des systèmes vétérinaires à haute énergie.
Le VetMedix-MAX est conçu pour une puissance maximale de 38 W et propose cinq longueurs d'onde, tandis que la plateforme offre les modes « super-pulsé », « pulsé » et « onde continue ». Le fabricant décrit le mode « super-pulsé » comme offrant une puissance de crête élevée avec une sensation thermique réglable, et le mode « pulsé » comme un émission intermittente destinée à limiter la surchauffe.
L'application vétérinaire diffère de la rééducation chez l'homme.
En ingénierie, le principe est similaire.
Les champs de traitement étendus et les cibles tissulaires plus profondes nécessitent un apport d'énergie important tout en maîtrisant l'accumulation thermique.
C'est là le principal défi de la thérapie à haute intensité.
La véritable signification du massage des tissus profonds
Il ne faut pas considérer le traitement en profondeur comme signifiant que “ le laser atteint 15 cm et y délivre la même puissance ”.”
Ce serait une simplification excessive de l'optique des tissus.
L'interprétation la plus plausible est qu'un système à haut rendement peut partir d'une énergie optique nettement plus importante, ce qui permet de conserver une quantité significative d'énergie une fois que l'absorption et la diffusion ont affaibli le faisceau au cours de son passage à travers les tissus.
C'est pourquoi un débit élevé répond à un objectif clinique légitime.
Cela compense, en partie, l'énergie perdue avant d'atteindre la cible.
Mais cela doit être associé à une longueur d'onde et à une géométrie de traitement adaptées.
Pourquoi une puissance laser élevée peut ne pas donner les résultats escomptés
Un praticien peut disposer d'un appareil de 30 W et néanmoins réaliser un traitement de mauvaise qualité.
La puissance est peut-être trop élevée pour la zone à traiter.
Il se peut que la pièce à main se déplace trop lentement.
La durée du traitement peut être trop longue.
Il se peut que la longueur d'onde ne corresponde pas à la réponse tissulaire souhaitée.
Il se peut que le patient présente une pathologie que le laser ne permet pas de traiter.
Ce traitement peut être utilisé sans exercice physique ni rééducation adaptée.
Il se peut également que le praticien se concentre sur le nombre de joules plutôt que sur la répartition de ces joules.
Il ne s'agit pas de pannes matérielles.
Il s'agit de problèmes liés à la conception des traitements.
Un professionnel appareil de thérapie laser de classe 4 devrait permettre un contrôle suffisant pour réduire ces problèmes, mais ne saurait se substituer au jugement clinique.
Pourquoi le meilleur traitement n'est pas toujours le plus puissant
Les données scientifiques relatives à l'arthrose du genou constituent un exemple utile.
L'étude de 2024 a utilisé un appareil d'une puissance nominale de 12 W, mais le protocole de soulagement de la douleur a été appliqué à 10 W. Dix séances ont été réalisées, plutôt qu'une seule séance à très haute puissance.
C'est ainsi que fonctionne un traitement supervisé par un professionnel de santé.
L'objectif est une gestion cumulative.
Le patient fait l'objet d'une évaluation.
Le traitement est administré.
La réaction du patient est surveillée.
L'exercice se poursuit.
Le traitement est adapté si nécessaire.
Cela diffère fondamentalement de l'idée selon laquelle une seule séance très intense suffirait à résoudre l'ensemble du problème.
La différence concrète entre la prise en charge des symptômes par laser et la prise en charge conventionnelle
Le traitement conservateur traditionnel reste le traitement de première intention pour de nombreux patients atteints d'arthrose du genou.
L'activité physique est importante.
La gestion du poids peut s'avérer importante.
La modification de l'activité physique est importante.
Un traitement médicamenteux peut être indiqué chez certains patients.
La thérapie manuelle peut être utilisée dans le cadre d'une rééducation.
Dans certaines circonstances, des injections peuvent être envisagées.
La chirurgie reste une option lorsque la pathologie structurelle et les symptômes le justifient.
Le laser à haute intensité n'exclut pas ces options.
Son avantage potentiel réside dans le fait qu'il peut être intégré au programme de rééducation sans nécessiter d'incision et sans que le patient ait à interrompre son traitement actif.
Pour un patient qui a du mal à supporter l'effort physique en raison de la douleur, le fait d'atténuer les symptômes peut contribuer à créer des conditions plus propices à l'activité physique.
Pour le clinicien, le traitement peut être administré en un laps de temps relativement court.
En milieu clinique, une plateforme multi-longueurs d'onde pourrait permettre de couvrir un large éventail d'applications dans le domaine musculo-squelettique.
Quels sont les effets de la thérapie au laser lorsqu'elle est utilisée correctement ?
Il génère un stimulus optique contrôlé.
La longueur d'onde détermine en partie l'interaction.
C'est le tissu qui détermine la quantité d'énergie absorbée et diffusée.
La puissance détermine le débit d'énergie.
La zone de traitement détermine le degré de concentration de la dose.
La durée d'exposition détermine la durée pendant laquelle le tissu reçoit de l'énergie.
La structure de l'impulsion détermine la manière dont l'énergie est répartie dans le temps.
C'est le clinicien qui détermine si cette association est indiquée compte tenu de la pathologie.
C'est là le véritable sens de la thérapie au laser à haute intensité.
Pas la puissance maximale.
Puissance maîtrisée.
Il ne s'agit pas simplement d'une pénétration profonde.
Répartition de l'énergie utile au niveau de la cible visée.
Pas de chauffage juste pour le plaisir de se chauffer.
Une exposition thermique contrôlée associée à la stimulation biologique recherchée.
Pourquoi il faut acheter un appareil de thérapie au laser en tant que système clinique
Une clinique spécialisée ne devrait pas acheter un laser à haute intensité uniquement parce qu'il affiche la puissance la plus élevée dans un tableau comparatif.
Les meilleures questions sont les suivantes :
Les cliniciens peuvent-ils choisir la longueur d'onde dont ils ont besoin ?
Peuvent-ils régler la puissance ?
Peuvent-ils contrôler la structure des impulsions ?
Peuvent-ils surveiller la réponse thermique ?
Peuvent-ils enregistrer l'énergie utilisée pour le traitement ?
Peuvent-ils reproduire les protocoles d'un thérapeute à l'autre ?
L'appareil permet-il de traiter à la fois des zones ciblées et des zones plus étendues ?
Peut-on l'intégrer dans un parcours de rééducation sans allonger excessivement la durée du traitement ?
Ce sont ces questions qui déterminent si un appareil de thérapie au laser devient soit un équipement utile, soit une machine coûteuse qui prend la poussière dans une salle de soins.
Pourquoi la thérapie au laser de classe 4 a-t-elle encore sa place dans la rééducation moderne ?
L'arthrose du genou n'est pas une pathologie pour laquelle un seul appareil devrait se substituer à l'ensemble du programme de rééducation.
Cette maladie est due à plusieurs facteurs.
La douleur du patient, sa force musculaire, sa mobilité, son poids, son niveau d'activité et son état psychologique peuvent tous influencer ses capacités fonctionnelles.
La thérapie au laser ne traite qu'une partie de cet environnement.
Mais cela ne signifie pas pour autant que ce soit sans importance.
La littérature scientifique consacrée à l'arthrose du genou montre qu'une HILT administrée à la posologie appropriée peut réduire la douleur, en particulier lorsqu'elle est associée à des exercices physiques. Une revue systématique publiée en 2023 a mis en évidence une réduction significative de la douleur chez les patients ayant bénéficié d'une HILT associée à des exercices physiques, par rapport à ceux ayant reçu un placebo associé à des exercices physiques, tout en reconnaissant l'existence de variations entre les protocoles inclus dans l'étude.
L'essai clinique randomisé de 2024 fournit un exemple plus concret : il portait sur une arthrose de stade II-III, avec un traitement à 1 064 nm, une puissance de 10 W, une énergie de 120 J/cm² et dix séances. Il a montré une amélioration significative de la douleur et une réduction plus importante dans le groupe HILT que dans le groupe de référence suivant un protocole d'exercices.
Ces résultats ne permettent pas d'affirmer que le traitement au laser soigne l'arthrose.
Ils soutiennent l'idée selon laquelle la thérapie optique contrôlée à haute intensité peut être envisagée comme un traitement d'appoint pour la prise en charge des symptômes et la rééducation chez certains patients.
C'est une position clinique plus solide et plus crédible.
Conclusion pour les cliniques et les distributeurs
Un système laser à haute intensité ne devrait pas être commercialisé en laissant entendre qu'une puissance plus élevée en watts garantit automatiquement une meilleure pénétration.
Le véritable avantage clinique réside dans le contrôle du profil énergétique.
Un traitement à 1 064 nm peut être administré selon un protocole structuré, avec une puissance, une densité d'énergie, une durée de traitement et un nombre de séances clairement définis.
On peut opter pour un traitement à 980 nm lorsqu'on souhaite obtenir un équilibre différent entre l'absorption tissulaire et la réponse thermique.
La longueur d'onde de 1 470 nm présente un profil d'interaction avec l'eau nettement plus marqué et s'avère particulièrement adaptée aux applications chirurgicales sur les tissus, plutôt que d'être considérée comme une option interchangeable dans le cadre de la rééducation.
Les modes « pulse » et « super-pulse » permettent de modifier le rapport entre la puissance de crête et l'exposition thermique moyenne.
La régulation du rapport cyclique permet d'instaurer des périodes de relaxation thermique entre les intervalles d'émission.
La disponibilité de plusieurs longueurs d'onde peut offrir une certaine souplesse lorsqu'une clinique traite différentes structures anatomiques.
De plus, le retour d'information sur la température peut aider l'opérateur à surveiller la réponse thermique du patient.
C'est ce qui distingue un professionnel appareil de thérapie laser de classe 4 à partir d'une simple source lumineuse à haut rendement.
Le meilleur système n'est pas celui qui impose à chaque patient le réglage le plus puissant.
C'est celui qui offre au clinicien suffisamment de contrôle pour choisir le réglage approprié.
Pour un patient souffrant d'arthrose du genou de stade II, cela peut signifier un soulagement de la douleur suffisant pour lui permettre de remonter les escaliers.
Pour un autre patient, cela peut signifier devoir supporter des exercices de renforcement qui lui étaient auparavant trop pénibles.
Pour la clinique, cela pourrait signifier l'ajout d'une option thérapeutique non invasive sans perturber le déroulement du processus de rééducation.
Pour un distributeur international, cela revient à vendre une plateforme clinique plutôt qu'une fiche technique.
La question finale n'est donc pas Quelle est la puissance du laser ?
La question qu'il convient plutôt de se poser est la suivante :
Dans quelle mesure le clinicien peut-il contrôler précisément cette énergie une fois qu’elle pénètre dans les tissus du patient ?
C'est là que la thérapie au laser à haute intensité prend tout son intérêt clinique.
Références cliniques
Samaan et al. Comparaison des effets de la thérapie au laser à haute intensité et d'exercices de renforcement des quadriceps avec biofeedback sur la douleur, la raideur et la fonction chez les patients atteints d'arthrose du genou. Anesthésiologie et médecine de la douleur, 2024. Cet essai clinique randomisé a porté sur des patients atteints d'arthrose du genou de grade II-III selon l'échelle de Kellgren-Lawrence et a utilisé un protocole HILT à 1 064 nm avec une puissance de traitement de 10 W, réparti sur dix séances.
Cai P, Wei X, Wang W, Cai C, Li H. Effets de la thérapie au laser à haute intensité sur le soulagement de la douleur dans l'arthrose symptomatique du genou : revue systématique et méta-analyse. Cette étude a analysé les protocoles publiés relatifs à la HILT et a mis en évidence des effets significatifs en termes de soulagement de la douleur pour la HILT associée à l'exercice physique, par rapport au placebo associé à l'exercice physique.
Efficacité de la thérapie au laser à haute intensité pour réduire la douleur liée à l'arthrose du genou. L'essai publié a utilisé la technologie HILT à 1 064 nm avec une puissance maximale de 12 W, des séances analgésiques à 25 Hz, suivies de séances de biostimulation de 3 000 J.
Utilisation de la longueur d'onde de 1 064 nm en photobiomodulation : revue systématique et méta-analyse. Cette étude passe en revue plusieurs protocoles cliniques à 1 064 nm, notamment la puissance de crête, la puissance moyenne, la fréquence, la durée d'impulsion et l'énergie totale pour les applications musculo-squelettiques.
Les caractéristiques techniques du produit LaserMedix-MAX de FotonMedix décrivent une plateforme de kinésithérapie à haute énergie de 30 W, proposant des longueurs d'onde de 650 nm, 810 nm, 915 nm, 940 nm et 980 nm, un affichage de la température et de multiples fonctions de traitement.
Les caractéristiques techniques du FotonMedix SurgMedix-MAX décrivent une plateforme chirurgicale intégrant des longueurs d'onde de 1 470 nm et 980 nm pour des interventions sur les tissus, notamment la coagulation, l'évaporation, la découpe et l'incision.
Note clinique
Les paramètres cliniques publiés correspondent aux protocoles utilisés dans le cadre d'études de recherche spécifiques et ne doivent pas être interprétés comme des prescriptions thérapeutiques universelles. La longueur d'onde, la puissance de sortie, la zone de traitement, la durée d'exposition, la fréquence d'impulsion, le rapport cyclique et l'énergie totale doivent être sélectionnés par des cliniciens dûment formés, en fonction du diagnostic, de l'anatomie, de la réponse tissulaire, des caractéristiques de l'appareil et des normes cliniques applicables.
FotonMedix
